Une centaine de lycéens du Leclerc ont manifesté hier matin à Saverne leur désaccord avec la loi Pécresse sur les universités. Non sans difficultés. Mais c'est aussi cela l'école de la démocratie !
A l'instar de plusieurs établissements savernois, le lycée d'enseignement général Leclerc promeut en son sein, les conseils de vie lycéenne (CVL). Une sorte de démocratie participative qui permet aux élèves de s'investir dans la destinée du lycée et de s'asseoir à la même table que les dirigeants. Et ainsi de jouer dans la cour des grands, avec la direction comme avec les enseignants. Mais à force, certains y prennent goût !
« Les élèves se sont fait haranguer par des délégués au CVL », regrette la proviseur, Nelly Tsokanis, toute surprise de découvrir, hier matin, dès l'ouverture des portes, des lycéens battant le pavé devant l'établissement pour dénoncer des réformes universitaires. « Cette loi favorise les inégalités », s'emporte le jeune Adnane Laamach en fervent porte parole du syndicat lycéen, FIDL. Visiblement la fronde vient de haut. Le tout est ensuite d'assurer les retombées locales. « Il y a eu un problème de communication avec la direction », reconnaît François Fetter, FIDL parmi les FIDL, lui aussi. Regrettant de ne pas être, « prévenue de cette grève », Nelly Tsokanis a exigé, « des mots d'excuse signés par les parents pour toutes les absences en classe ».
Sur les 900 élèves que compte le Leclerc, une centaine, tous niveaux confondus, ont donc séché les cours, pour finalement être conviés, à 11 h, à une assemblée générale dans une salle mise à disposition par la direction. Un décor digne d'un amphi de fac. L'idée est de communiquer sur la loi Pécresse mais avec des slogans du type « ensemble tout est possible » pas franchement appropriés. D'où ce sentiment mitigé d'une initiative qui, comme tous les mouvements de grève actuel, affiche une relative fébrilité. A ceci près, qu'ici, nous sommes à l'école de la démocratie. Mais la direction n'en décolère pas pour autant : Les conseils de classe approchent et le premier trimestre, déterminant pour quiconque postule par la suite dans des grandes écoles, touche déjà à sa fin. Bref, pour la direction, tout lycéen digne de ce nom ne doit pas faire grève en novembre. « Et pourquoi cette critique de la loi Pécresse dont on ne sait finalement pas grand chose ? », s'étonne même Nelly Tsokanis. Le spectre de la suppression de la carte scolaire et ou de la disparition du BEP seraient-ils des motifs plus valables ? Allez savoir !
Ne sachant dans l'immédiat quelle suite donner au mouvement, les "grévistes" du Leclerc sont finalement retournés en classe dans l'après-midi.
David Geiss
Quesque vous en pensé??
moi jdi c tro nimp il nou traite de sécheur et sur la foto on a l'air vachemen intérésé!!